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Vers la démocratie

 

À Écologie & Démocratie, nous pensons que nous ne sommes pas en démocratie et que nous ne l’avons jamais été. En effet, la démocratie est un système dans lequel le peuple décide et fait la loi. Or, aujourd’hui, nous n’avons pas ce pouvoir de décision.

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique.
Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » 
— l’abbé Sieyès, discours du 7 septembre 1789

 

Les limites de l’élection

 

Le système politique français actuel est centré sur l’élection de représentants. Nous n’avons pas le droit de vote, mais seulement le droit d’élire ceux qui votent. Malheureusement, nous constatons que les élus ne décident pas à chaque instant dans l’intérêt du peuple. Au contraire, les élus peuvent aisément trahir leurs promesses de campagne et gouverner pendant plusieurs années en contradiction avec la volonté populaire et sans jamais voir leur mandat remis en question.

« Mon adversaire, mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance »

François Hollande, en meeting, le 22 janvier 2012 ; exemple d’annonce non suivie d’actes concrets

Les élections favorisent aussi les candidats qui franchissent la triple sélection :

  • sélection des partis,
  • sélection des forces de l’argent,
  • sélection des médias.

Nous assistons alors à une dérive oligarchique. Ainsi, les initiatives citoyennes, pourtant nombreuses et actives, sont mises en échec. De plus, la prolifération des sondages médiatiques tend à écraser les propositions nouvelles, humiliées par le statut de « petit candidat » ou de « candidat de témoignage ».

Dans ces circonstances, élire des représentants qui prennent les décisions importantes à notre place est une mauvaise idée. Sans garanties, le système représentatif dépossède les citoyennes et les citoyens. Si nous pouvons maintenir le principe de l’élection, pour sous-traiter à des politiciens qualifiés et expérimentés les décisions ordinaires et mineures, nous devons obtenir de meilleures garanties.

Écologie & Démocratie propose un mandat contractuel, proche du mandat impératif. Tout élu doit justifier avec soin que son action est conforme aux promesses faites et aux intérêts du peuple. Le référendum révocatoire – pour écarter les mauvais élus – est indispensable. De même que le référendum abrogatoire doit permettre aux citoyens d’annuler des lois contraires à l’intérêt général.

 

Donner le pouvoir au peuple

 

Écologie & Démocratie prône l’instauration d’une démocratie véritable par la réforme en profondeur des institutions nationales.

Nous exigeons la mise en place rapide du référendum d’initiative citoyenne constituant, ainsi qu’il est défendu par Clara Egger, par Espoir-RIC, par le MCP et par de nombreuses associations citoyennes. Ecologie & Démocratie fait partie de la Convergence RIC.

 

Clara Egger

Clara Egger, candidate à l’élection présidentielle 2022 en France (36 parrainages)

 

La constitution française, qui est le texte le plus important dans le droit français, ne doit pas pouvoir être modifiée sans l’accord exprès du peuple : c’est le principe du référendum obligatoire. Nous voulons aussi instaurer une chambre du peuple, tirée au sort. Elle sera associée à l’Assemblée nationale et aura le dernier mot.

 

Retirer le contrôle des médias aux forces de l’argent

 

« L’actionnariat et la gouvernance des médias ne sont pas des questions techniques. Il s’agit des fondements même de l’indépendance des médias et de la possibilité pour les journalistes de nous informer au mieux et en toute liberté » ; notre bonne information est « indispensable au fonctionnement de la démocratie »
Julia Cagé et Benoît Huet, L’information est un bien public (Seuil, 15 €)

En France, une poignée de milliardaires (Bolloré, Bouygues, Arnault…) possède les médias. C’est un problème majeur. Les médias doivent être pluriels et indépendants des grandes forces de l’argent. Ils doivent en priorité appartenir à leurs journalistes, à leurs salariés, comme à Arrêt sur images. Ou aux citoyens. Un financement participatif organisé à l’échelle nationale pourrait donner des moyens aux médias en fonction de leur audience et de leur qualité.

Plus encore, en période de campagne électorale les médias doivent donner aux candidats le même temps de parole pour faciliter l’émergence de nouveaux programmes politiques et de nouvelles personnalités.

 

 

Une démocratie digne de ce nom

 

En redonnant leur liberté aux médias, nous aurons une meilleure information. Dès lors, c’est en citoyens éclairés que nous pourrons participer au débat public, participer à la prise de décision politique et défendre nos intérêts.

À l’aide de ces nouveaux outils (référendum d’initiative populaire constituant, référendum obligatoire, tirage au sort, mandat contractuel à révocation, presse indépendante), Écologie & Démocratie propose aux Français d’instaurer une véritable démocratie.